Zecs et aires protégées

Zecs

Le territoire de la Municipalité de Lac-Édouard couvre 979,5 km2. On y retrouve plusieurs centaines de lacs et cours d'eau. Le lac le plus important est le lac Édouard ; les deux principales rivières sont la Batiscan et la Jeannotte qui prennent leur source dans le lac Édouard.

Le lac Édouard est entouré de quatre ZECS : de la Bessonne au sud-ouest, Jeannotte au sud-est, Kiskissink au nord-est et Ménokéosawin au nord ouest. Pour en apprendre davantage sur ces lieux privilégiés de chasse et de pêche, consultez les sites suivants :

ZEC de la Bessonne

ZEC Jeannotte

ZEC Kiskissink

ZEC Ménokéosawin 


Aires protégées

On retrouve trois aires protégées sur le territoire de la Municipalité : deux réserves écologiques : Bog-à-Lanières située au sud-est du village de Lac-Édouard, près de la rivière Batiscan et Judith-de Brésoles, au sud-ouest du village, longeant le lac Édouard ainsi qu'une réserve de biodiversité projetée, celle de la Seigneurie-du-Triton.

Réserve écologique du Bog-à-Lanières

La réserve écologique du Bog-à-Lanières occupe une superficie de 433 hectares, à l'ouest de la rivière Batiscan. Cette réserve écologique vise à assurer la protection de tourbières ombrotrophes de la région des Laurentides.

La topographie générale du site est un bassin fermé et alimenté en eau par les précipitations. La matière organique s'y accumule et forme des tourbières ombrotrophes ou pauvres en éléments minéraux (dites «bogs»). La classification de la végétation de la réserve écologique, d'après l'alimentation du substrat en éléments minéraux, permet de reconnaître quatre modèles physionomiques.

Le bog à lanières occupe la partie centrale de la tourbière et la majeure partie de la réserve écologique. Les lanières, riches en sphaignes, y sont colonisées par des épinettes noires basses.

Le bog arbustif à andromède, kalmia et rhynchospore occupe la bordure de la vaste mare située dans la partie nord de la tourbière.

Le bog arbustif à épinette noire ceinture le bog à lanières; il s'agit d'une formation ouverte d'épinettes arbustives en association avec des éricacées.

Enfin, le bog arborescent à épinette noire forme une seconde ceinture végétale extérieure aux bogs à lanières et arbustif. Le parterre de cette tourbière est composé surtout de sphaignes (sphaigne robuste principalement).

Signalons enfin que le bog à lanières constitue l'élément privilégié de cette tourbière en raison de sa rareté, autant dans les Laurentides que dans l'ensemble du Québec.

Source : https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/reserves/bog-a_lanieres/res_33.htm


Réserve écologique Judith-de Brésoles

La réserve écologique Judith-De-Brésoles occupe une superficie de 1 089,51 hectares, à l'est du lac Édouard. Le site assure la protection d'écosystèmes représentatifs de la région écologique des Basses Laurentides du Saguenay, laquelle appartient au domaine de la sapinière à bouleau jaune.

Le territoire de la réserve écologique appartient à la vaste région physiographique du Bouclier précambrien. Les dépôts meubles sont des tills, plus ou moins profonds selon la position sur la pente, et des sédiments fluvio-glaciaires de types kame et esker, composés surtout de sables, graviers et cailloux. À partir de ces dépôts, des podzols ferro-humiques et humo-ferriques se sont développés.

Les principaux groupements forestiers de la réserve écologique sont la bétulaie jaune pure, la bétulaie jaune à sapin, la sapinière baumière à bouleau jaune, la bétulaie blanche, la pessière noire pure, la pessière noire à sapin, la sapinière baumière et la tremblaie. À l'extrémité ouest du site, on note la présence d'une érablière sucrière à bouleau jaune, groupement situé à la limite nordique de son aire de distribution et, par conséquent, rare dans le domaine de la sapinière à bouleau jaune.

Cette réserve écologique est nommée en l'honneur de soeur Judith Moreau De Brésoles (1620-1687). Elle fut la fondatrice et première supérieure des religieuses hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Ville-Marie (aujourd'hui Montréal). Elle fut grandement reconnue pour ses talents en médecine et en pharmacie.

Source : https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/reserves/judith-de_bresoles/res_34.htm


Réserve de biodiversité projetée de la Seigneurie-du-Triton

La réserve de biodiversité projetée de la Seigneurie-du-Triton, d'une superficie de 408 km2, se situe en partie dans la région administrative de la Mauricie et plus particulièrement sur le territoire de la municipalité de Lac-Édouard et de la Ville de La Tuque (Agglomération de La Tuque), alors que sa portion sud-est est située sur le territoire non organisé de Lac-Croche, de la Municipalité régionale de comté de La Jacques-Cartier, dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Elle est située à environ 45 km au nord-est du périmètre urbain de La Tuque.

La réserve fait partie de la province naturelle des Laurentides méridionales. Plus précisément, elle est répartie sur deux régions naturelles : elle est principalement située dans la région naturelle du Massif du lac Jacques-Cartier et, plus précisément, dans l'ensemble physiographique des Basses collines du lac Saint-Henri; sa partie ouest se situe dans la région naturelle de la Dépression de La Tuque et, plus précisément, dans l'ensemble physiographique des Basses collines du lac Wayagamac.

Ce territoire se présente sous la forme d'un complexe de basses collines d'origine glaciaire dont l'altitude varie de 340 mètres à 680 mètres. Les dépôts sont principalement constitués de till alors qu'on trouve des affleurements rocheux sur certains sommets abrupts et versants escarpés. Les petites plaines sont constituées de sables d'origine proglaciaire. Dans la partie est, quelques tourbières occupent les dépressions.

Les forêts de la réserve de biodiversité projetée sont principalement mélangées (43 %) et feuillues (39 %). Bien que les peuplements matures (90 ans et plus) soient moins représentés (22 %), ce territoire possède une grande proportion de peuplements âgés de plus de 120 ans.

La bétulaie à bouleau blanc est le type de forêt le plus répandu sur l'ensemble du territoire (55 %). S'y trouvent également des pessières à épinette noires ainsi que quelques peuplements de peupliers faux-trembles, qui occupent principalement la partie ouest de la réserve de biodiversité projetée. Un des éléments remarquables de ce territoire est la présence de nombreux peuplements matures de bouleau jaune. Certains spécimens seraient âgés de plus de 300 ans.